En 2026, fini les effets de mode et les outils anecdotiques : les entreprises attendent désormais des technologies rentables, fiables et sécurisées. IA, cybersécurité, cloud : les trajectoires diffèrent, mais convergent vers un même objectif : des usages utiles, durables et maîtrisés.
Ce virage prolonge des signaux déjà bien visibles : montée en puissance du numérique responsable, exigences accrues en matière de sécurité, et surtout des projets plus sobres, mieux gouvernés, mieux tenus dans le temps.
IA : des usages cadrés, enfin
Les deux dernières années ont surtout servi à tester, comparer, mesurer la puissance des outils. Beaucoup de démonstrations, peu de retours tangibles sur le ROI.
En 2026, la trajectoire change. Les entreprises s’orientent vers des modèles plus spécialisés, pensés pour leurs usages métiers et déployés dans des environnements techniques et réglementaires clairement cadrés.
Selon Gartner, plus de la moitié des modèles d’IA générative utilisés en entreprise seront, d’ici 2028, entraînés sur des contextes sectoriels spécifiques. Cette évolution s’accompagne d’exigences plus fortes : qualité des données, traçabilité des décisions, contrôle des usages.
La sécurisation des environnements IA s’impose comme un chantier à part entière, avec des dispositifs dédiés de supervision et de prévention. En 2026, le sujet n’est donc plus l’adoption de l’IA, mais sa capacité à s’inscrire dans des usages utiles, fiables et maîtrisés.
Cybersécurité : de la réaction à la prévention
La cybersécurité change de cap
Moins de gestion dans l’urgence, davantage d’anticipation, d’automatisation et d’intégration au quotidien des organisations. Les RSSI étendent leur rôle. Leur mission consiste désormais à déployer une culture du risque partagée, intégrant l’IA, la chaîne logicielle et la traçabilité des contenus. Une dynamique déjà palpable lors des Assises de la cybersécurité 2025, où la résilience prenait le pas sur l’approche purement défensive.
Culture cyber, pas dictature IT
Une formule qui résume bien la trajectoire actuelle : une cybersécurité intégrée, coopérative et proactive. La cybersécurité ne se vit plus comme un frein, mais comme un cadre de confiance.
Cloud : souverain, hybride et stratégique
Après les grandes vagues de migration, le cloud entre dans une phase de choix. Où héberger les charges critiques ? Sous quelles contraintes de souveraineté, de performance et de conformité ? Ce mouvement de recentrage — parfois qualifié de “géopatriation” — traduit une recherche d’équilibre : adapter les architectures cloud aux réalités métiers, plutôt que l’inverse.
Les architectures hybrides s’imposent comme la voie de la flexibilité maîtrisée. Un sujet au cœur de l’IBM Power Week 2025, où l’accent a été mis sur la cohérence entre innovation et contrôle.
Automatisation et gouvernance : la rigueur retrouvée
L’automatisation poursuit sa trajectoire, mais dans un cadre plus maîtrisé. Les directions financières exigent désormais des preuves tangibles de valeur avant tout nouvel investissement.
Le cadre réglementaire y contribue largement. Les évolutions autour de la facturation électronique, renforce les exigences de traçabilité, auditabilité et de conformité.
Automatiser, oui, à condition de garder la main : expliquer les règles, tracer les flux, ajuster les paramétrages dans le temps. La gouvernance s’impose ainsi comme un facteur clé de maîtrise et de pérennité.
En 2026, la preuve l’emporte sur la promesse
En 2026, la question n’est plus tant ce que la technologie promet, mais ce qu’elle permet réellement de tenir dans le temps.
À mesure que le numérique gagne en maturité, l’innovation se déplace : moins dans l’effet, davantage dans la capacité à structurer, piloter et faire durer les choix technologiques.
Une trajectoire dans laquelle s’inscrit Hardis Tech Services, à l’ouverture de ce nouveau chapitre amorcé fin 2025.
Sources
Gartner – Top Strategic Technology Trends for 2026
LeMagIT, IT Social, Journal du Net (2025)